Environnement

La fauche tardive

Depuis la fin des années 70, le fauchage mécanique des bords de routes s’est systématisé et s’est progressivement étendu du centre des villes jusqu’à nos campagnes. Rien ne devait plus dépasser, ce qui imposait une forme esthétique très peu respectueuse de l'environnement. Heureusement, les habitudes changent. Explications :

Quels sont les problèmes liés au fauchage ?

Le fauchage pose des problèmes écologiques à l'écosystème ; Ainsi les plantes annuelles et bisannuelles n’ont plus le temps de terminer leur cycle végétatif et de se reproduire, ce qui facilite l’implantation de plantes vivaces beaucoup plus résistantes et qui obligent les services techniques à intervenir plus régulièrement.

>Le fauchage de ces plantes favorise leur colonisation au détriment d’autres plus fragiles comme les orchidées sauvages.

Le fauchage peut détruire des niches écologiques car les abords de routes constituent un des refuges pour nombre d’animaux et de plantes qui interagissent : supprimer les fleurs prive les insectes butineurs de nectar. La pollinisation est donc compromise.

Qu’est ce que le fauchage tardif ?

Le fauchage tardif effectué en juillet par exemple, permet aux plantes et aux animaux d’accomplir leur cycle biologique. Il doit respecter plusieurs critères :

  • Connaissance de la biodiversité sur notre territoire.
  • Identification des zones où prolifèrent les plantes colonisatrices « indésirables ».
  • Établissement d’un plan des zones à faucher en priorité sur des critères de sécurité routière (visibilité, panneaux, croisements…) et selon la nature du sol. En effet, un sol très riche peut produire une végétation touffue de plus d’un mètre de hauteur et nécessiter une action plus rapide.
  • Inversement, laisser les zones pauvres constituées de substrats filtrants et donc voyant croître des plantes à faible développement s’autogérer en évitant le passage destructeur du broyeur.
A retenir :
  • La réussite du fauchage tardif repose sur une prise de conscience collective et sur un suivi rigoureux.
  • la partie la plus proche de la voie de roulement devra être fauchée au strict nécessaire ?soit une hauteur de coupe de 10 à 20 cm et sur une largeur de 1,20 m maximum et ceci dans un but de sécurité routière. La hauteur de fauche sera la même pour les talus. Il a été prouvé que la pousse des herbes dans les fossés bordant les routes n’empêche en rien l’écoulement des eaux, elle le ralentit seulement en filtrant l’eau des éventuels polluants, il n’est donc pas nécessaire d’effectuer dans tous les endroits de la commune une tonte drastique en ces lieux.
  • Enfin, un ramassage systématique des coupes après le fauchageévite un trop fort enrichissement du sol provoquant de nombreux déséquilibres.

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